Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 12:00

  

    Hé oui, comme tout le monde je suis très inquiet de l’avenir du prince Jean 1er. En effet le monde entier rigole pendant que l’opposition crie au népotisme, car il s’agit dans cette affaire d’un père qui place son fils de 23 ans sans diplôme et sans la moindre expérience professionnelle à la tête d’un organisme qui gère le 1er centre d’affaire d’Europe.

 

    Quelle est la défense de l’Élysée relayé par l’UMP (Union des Maîtres Perroquets), elle est de marteler en cœur que le prince n’a en aucun cas était nommer mais qu’il a était élu !

    Ce qui est somme toute vrai, il a était élu l’an dernier de manière incontestable au conseil général des Hauts-de-Seine. Cependant, ce n’est pour autant qu’il n’a pas bénéficié d’un avantage de naissance. Car comme le disait Sarkozy (père),  lorsque l’on porte l’étiquette UMP dans ce département « le plus dur ce n’est pas d’être élu, mais d’être investit. ». Ce qui explique les haines qui traverse les différends courants de la majorité. Pour preuve les passes d’armes entre les Balkany et Devedjian, ou encore le spectacle de la dernière élection à Neuilly.

    Nicolas Sarkozy a fait la preuve de son grand talent politique, lorsqu’à l’âge de 28 ans il s’est emparé de la mairie de Neuilly en dépit de la candidature de Charles Pasqua. Il s’est ensuite employer à mettre au pas la totalité du département, mettant ainsi la main sur ce formidable coffre fort. 

    Aujourd’hui le problème du prince Jean Sarkozy, n’est pas sont incapacité ou son manque d’expérience. C’est que s’il est là aujourd’hui, c’est uniquement parce que l’ombre de son père plane toujours sur le département. Ce qui explique que toutes les portes se soient ouvertes pour lui sans qu’il ait eu besoin de faire ses preuves, ni même de jouer des coudes.

    Bien sur, Jean Sarkozy n’a ni plus ni moins de droit que les autres. Cependant, il est indéniable que n’importe qui d’autre, quand bien même il aurait des qualités exceptionnelles, n’aurait JAMAIS JAMAIS JAMAIS put accéder a ses postes de responsabilités, si il n’avait pas porté le nom de Sarkozy.

    Donc cet argument selon lequel, si Jean avait porté un autre nom cela n’aurait pas créé une tel polémique est nul et profondément malhonnête car s’il s’appelé Jean Tartempion, il n’aurait jamais jamais jamais était investi et donc jamais élu.

    Peut être que je me trompe, mais bon arrêtons nous une seconde sur les caractéristiques des élus UMP.  Quel est le nombre d’élu qui ont moins de 35 ans ? Quel est le nombre d’élu sans diplôme ? Quel est le nombre d’élu qui ont moins de 2 ans de militantisme ? Quel est le nombre d’ouvrier ou de salariés ?

    Pour toutes ces réponses, je suis sur que le nombre cumulé est inférieur à 10. De plus j’attends avec impatience de voire sur les listes au prochaine régionale quelle sera le nombre de personne répondant à ces caractéristiques investi par le parti du président. Cela permettra de juger si comme le disait  Mr Paillé, cette affaire Sarkozy est un exemple de l’ouverture du parti vers les jeunes. Ce dont je doute vraiment quand je vois le peu d’enthousiasme de ce même parti à renoncer au cumul des mandats et donc à faire de la place pour un hypothétique renouvellement.

    Jean fait donc exception du fait de la lâcheté et de la soumission de l’appareil UMP au président monarque. Quand on voit que pas un seul parlementaire ou militant, n’ose dire publiquement que cette affaire est la goutte d’eau qui fait débordé le vase, on imagine aisément que dans son fief tout les courtisans se courbent quand le fils demande quoi que soit.

    Et enfin pour en venir à l’EPAD, nous dire encore une fois que si jamais il est élu à la présidence du conseil d’administration c’est uniquement parce qu’il en a le talent, me fait doucement rigolé.

    En effet comme l’a expliqué magnifiquement Jacques Maillot lors de son pipeau (du 9 octobre) dans les GG sur RMC, si il a de fortes chances d’être élu c’est uniquement parce qu’on lui a encore une fois fait place net.

     Donc à qui pourrait le plus profiter cette affaire ubuesque. Hé bien pas à Jean Sarkozy, ni même à son père qui a bien plus important à s’occuper (même si il est loin d’y être étranger), mais surtout au Balkany et autres mafioso du 92 qui voit en Jean Sarkozy le digne successeur de son père pour garder la main sur ce coffre fort en or massif.

   A mes yeux, il n’est donc qu’une marionnette, que l’on pousse au cul des quatre fers quitte à griller sa potentielle carrière. Car il ne faut pas s’y tromper, cette affaire risque de laisser des traces, je dirai même plus, de sévères traces.

     D’autant plus que pour paraphraser celui qui fut avant le prince Jean : « le meilleur d’entre nous », à savoir Alain Juppé « c’est ce foutre du monde » que Sarkozy père nous dise que «désormais ce qui compte en France pour réussir, ce n’est plus d’être bien né, c’est travailler dur et avoir fait la preuve, par ses études, par son travail de sa valeur. »

      Faite ce que je dis mais pas ce que je fais en somme. Il faut être soit profondément cynique ou profondément déconnecter pour pouvoir dire cela alors que la polémique sur la trajectoire éclair de son fils fait rage.

       J’ai aussi entendu pour la défense du dauphin qu’il était victime de « lynchage », de « chasse à l’homme » et même que l’on était à l’aune du fascisme !!!

      SANS DECONNER !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

     Chaque personne sait que dans la vie chaque situation amène des avantages et des inconvénients. Dans le cas de Jean Sarkozy le seul inconvénient de sa situation de dauphin est le bruit médiatique qu’il y a autour de sa trajectoire éclaire.

     Personnellement si on me donne à 23 ans un statut d’élu dans un fief qui m’est totalement acquis et qu’on me met sans formation et sans expérience à la tête du 1er centre d’affaire d’Europe.

     En échange vous pourriez parler de moi dans les journaux tous les jours, dans tous les éditos dans tous les débats… Que je n’en aurais rien à faire !!!!! Or dans le cas Sarkozy, il lui faudrait le beurre l’argent du beurre et peut être même la fille de l’épicier vu comme c’est parti !!

     Mais dans quel monde vivent-ils ????

     C’est pourquoi au vue de la défense des Sarkozy et du parti godillot, il m’apparait plus judicieux de parler dans cette affaire d’un très NET AUTISME.

          

  Salut à tous !!!

 

 

 

 

Par Mendy Stanislas - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /2009 22:38

Il y a un an disparaissait la banque d’affaire « Lehman Brothers ».

    

     Au vue des conséquences dramatiques qu’a engendré cette chute, on pourrait penser qu’il y aura à jamais un avant et un après ce 15/09/08.

     En effet, durant cette semaine maudite, les bourses du monde entier ont chuté de manière vertigineuse, à tel point que certains « experts » craignaient un effondrement total de l’économie mondiale du fait de la disparition de toute confiance dans le système.

    

     Un an après, on peut de manière à peu prés claire tirer les enseignements de cette chute et surtout de l’immense folie qui l’a précédée et qui lui a succédé.

   

     La folie qui l’a précédée est celle qui consistait à croire que la main invisible du marché suffisait à réguler l’égoïsme et la cupidité pour apporter bonheur et satisfaction à toute l’humanité. Cela s’est traduit par une course effrénée à la dérégulation à travers le monde et notamment dans les pays anglo-saxons. En effet, sous l’impulsion du couple Reagan-Thatcher, le monde s’est jeté dans un matérialisme roi où le seul objectif louable est l’accumulation sans fin et ce sans la moindre contrainte ni la moindre morale. Car c’est là l’essence même du capitalisme, à savoir optimiser le potentiel de création de valeur, il se fout de la morale, il se contrefout de la justice, il n’a pas la moindre notion de l’histoire, ne connait pas le remord et surtout il ne supporte pas les interventions extérieures… Du moins c’est ce que vous dirons les plus libéraux avant d’ajouter que de toute façon le diable c’est l’état, cet état qui est lourd, sclérosé, qui doit faire avec les ressentiments, les contradictions et les aspirations des citoyens alors que le marché se suffit à lui-même et s’impose à tous.

   

    Pourquoi s’impose-t-il à nous tous ?

     

    Tous simplement parce que nous sommes tous formatés de façon à ce que notre satisfaction coïncide avec la santé des marchés. Tout d’abord le premier carburant du capitalisme est la FRUSTRATION, en effet pour que vous ayez toujours envie de consommer plus, il est essentiel que vous ne soyez jamais satisfait de votre situation. Quand cela pourrait être le cas, à savoir quand vos besoins vitaux sont assouvis (logement, alimentation, santé, famille, travail) le marché fait en sorte de créer des besoins. La quintessence de cette approche est atteinte quand un besoin créé devient indispensable. Prenons pour exemple le téléphone portable, même s’il ne s’agit pas uniquement de frustration, car dans le cas présent il faut aussi prendre en compte les changements de comportements induits par la diffusion massive de cette nouvelle technologie qui fait de tout réfractaire à ce gadget un arriéré voir un passéiste. En effet, comment expliquer à votre Boss ou à vos collègues que vous n’avez pas de portables car vous pouvez aisément vous en passer, la plupart vous regarderons avec étonnement car la majorité d’entre eux serait incapable de s’imaginer ne serait-ce qu’une semaine sans le leur.

    

     Il existe une autre forme de frustration celle si totalement fabriquée et clairement inutile pour ne pas dire nocive. Celle qui est le fruit du MATRAQUAGE publicitaire auquel on est sujet et ce dés le plus jeune âge. Ceci a pour but de créer des envies qui disparaissent dés que l’on a acquis ou consommé le bien convoité, le plus important ici n’étant pas bien sûr la satisfaction des individus mais bien le besoin de consommer encore et toujours plus.

    

     Malgré tout, la frustration même si elle en est l’essence n’est pas le nerf de la guerre. Ce dernier étant bien sur l’ARGENT. Il n’est pas étonnant que dans une société où la frustration est reine, l’argent soit le dieu, car c’est lui qui permet d’assouvir cette faim insatiable. En découle tout un système où prévaut la création de richesses à tout prix.

    

     En effet pour juger un pays on regarde son PIB, pour juger de la réussite d’un homme on regarde son salaire, pour juger de la qualité d’un produit on regarde son prix… On en est arrivé à un point tel, qu’il est possible de trouver des pigeons qui ne prêtent attention qu’a ce qui est cher, sous prétexte que cela leur permet de se différencier des gueux.   

    

     Pour nourrir la frustration, il faut donc toujours plus d’argent, pour toujours plus accumuler et nourrir la machine capitaliste. Cependant arrive un moment où plus pour certains veut dire moins pour les autres. C’est là le problème car si on est tous égaux face à la frustration on est clairement inégaux quant à l’accès au dieu Argent. Cet accès étant conditionné par les capacités intellectuelles ou physiques de chacun. Sans oublier l’importance déterminante de la naissance et de l’environnement dans lequel on évolue dans l’expression de notre potentiel et sa conversion en argent.

      Par la suite, il est important de préciser qu’il n’y a pas la moindre morale ni la moindre justice ni même la moindre notion de méritocratie dans cette conversion, il ne s’agit que du rapport entre la richesse que vous êtes capable de générer seul ou en équipe et la détermination des autres acteurs à débaucher vos talents.

     Bien sûr, il existe pour la plupart des emplois une grille salariale qui fixe des règles, mais cela joue pour des emplois où il est susceptible d’y avoir plus de demandeurs que de postes disponibles. Soit plus de 90 % des emplois.

   

     Pour ces gens et notamment ceux qui travaillent dans le privé,  ils sont sujets à l’autre attribut divin du capitalisme, la sainte concurrence qui justifie délocalisation, stagnation des salaires, mobilité forcé et autres pressions insupportable, sans oublier la dégradation écologique. On a eu dans l’actualité récente des exemples des catastrophes humaines que peut entrainer la concurrence à outrance.

    

     Cependant, pour beaucoup de monde elle est aussi synonyme d’une meilleure qualité, d’un meilleur prix, d’un meilleur service et surtout d’une meilleure efficacité.

    

     Cela nous mène à une des grandes impasses du capitalisme globalisé, à savoir que par souci de rentabilité on cesse de récompenser le travail au profit du capital, autrement dit quand on cesse d’augmenter les salaires pour satisfaire les marchés financiers, on prive la population du moyen de consommer toujours plus. Comment remédier alors à cette impasse ? (sans bien sûr augmenter les salaires, cela va sans dire !!!) 

    

     L’endettement bien sur !!!!!!

    

    Ce magnifique endettement qui a plusieurs avantages, d’abord il vous permet de satisfaire à vos frustrations du moment, ensuite sachant qu’il y a des intérêts cela permet de faire de l’argent avec de l’argent et enfin il vous enchaine à la machine capitaliste. En effet sachant que vous êtes dans l’obligation de rembourser, vous devez vous soumettre aux exigences salariales du marché sous peine de vous retrouver vous et votre famille avec le couteau sous la gorge.

    N’allez pas croire que je pense que l’endettement est inutile et forcément néfaste. Il est nécessaire pour payer des investissements au long terme comme une maison, une voiture, des études… Cependant vous avez tous remarqué ces dernières années, l’explosion du nombre de crédit à la consommation, tandis que les banques serrent les vis pour ce qui est du crédit traditionnel. Logique quand dans un cas vous avez entre 18 et 20% d’intérêt alors que les autres excèdent rarement les 7 %.

   

     Le mot capital dans cette affaire est l’efficacité. En effet pour ce qui est de créer (voir inventer) des richesses le système le plus efficace inventé par l’homme reste et restera le CAPITALISME. Notamment une branche spécifique du capitalisme à savoir le « capitalisme financier ».

     

     J’aurais aimé avoir les connaissances nécessaires pour vous exposer comment la finance à totalement supplanté le capitalisme traditionnel, de la naissance de la bourse à la toute puissance actuelle de cette dernière, malheureusement je ne le peux.

   

     Cependant je peux essayer de vous dévoiler certains des travers de cette suprématie financière.

     En effet, les entreprises étant essentiellement jugées sur leur rentabilité ou le cours de leurs bourses, et ceux de plus en plus fréquemment cela n’encourage pas à une vision à long terme. Car la rémunération, et notamment celle des dirigeants, ne dépend plus de la solidité ou de fraternité au sein de l’entreprise mais bien de sa profitabilité. Prenons une entreprise dans une bourse quelconque, au moment de présenter son bilan elle décide de repousser des investissements pourtant essentiels pour pouvoir présenter aux marchés une rentabilité sur fonds propres de 7%. Cette bonne nouvelle à de bonnes chances de plaire aux marchés, du coup la boite et surtout ses actionnaires se retrouveront encore un peu plus riches du fait de la hausse du cours de bourse qui s’ensuivra. Malgré tout cette boite devra quand même faire les investissements prévus mais comment ? Et bien en empruntant ou en augmentant son capital, ce qui fera le bonheur d’une banque, d’un fond de pension ou autres hedges funds.


        Cette exemple est utile car il montre comment le système fait en sorte de créer pour ne pas dire inventer de l’argent. Tout d’abord lorsque l’on prête de l’argent il s’en crée automatiquement du fait des intérêts. De plus, lorsque une entreprise possède l’argent nécessaire à son investissement dans ses fonds mais qu’elle décide en quelques sortes de les offrir aux marchés et aux investisseurs, ce dernier en échange augmente sa valeur boursière ce qui dans l’immédiat peut paraitre positif car au final elle ne perd pas d’argent elle en gagne.

        Et c’est comme ça pour la plupart des grandes entreprises, le présent appartient au marché et que l’avenir se démerde. Cependant cela marche très très très bien tant que tout le monde joue le jeu et que l’argent circule sans arrêt. A chaque étape l’argent crée de l’argent, on ne sait pas toujours comment, mais c’est forcément géniale vu que tout le monde en profite. Je dis bien tout le monde de l’actionnaire jusqu’au petit citoyen qui emprunte pour s’acheter je ne sais quoi.

 

       L’an dernier la finance a représenté prés de 40% des bénéfices aux Etats-Unis. Qui cracherait sur de l’argent aussi vite et aussi facilement gagné. Sachant qu’il est toujours plus facile pour un président de dire que le pays a une forte croissance, peu importe que cet argent arrive de manière sporadique jusqu’à vous tant que le pays va dans le bon sens, de plus il sera plus facile pour vous d’obtenir un prêt en banque si celle ci à l’espoir de couvrir ses risques en les noyant dans les casinos boursiers. Les entreprises seront plus enclines à embaucher… En effet de la performance financière découle une sorte de cercle vertueux qui même si c’est de manière très inégale profite à tout le monde.

 

     Pour donner de la solidité et de la cohérence à ce grand n’importe quoi, on a fait appel aux compétences des esprits les plus brillants pour qu’ils puissent camoufler tout ça grâce à des équations et autres modèles mathématiques.

      Le seul problème c’est que tout ceci est uniquement basé sur la confiance, car la plupart de cet argent est crée à partir du vent de la bourse. En fait ce système est un Madoff géant, tant que tout roule est qu’il y a toujours de nouveaux acteurs chacun empoche ses profits mirifiques sans broncher, mais dés que la confiance disparait et que tout le monde veut récupérer ses billes alors tout s’effondre car il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup plus d’argent inventé que d’argent réellement disponible.

 

     Alors vers qui se tourne t-on ?

 

     Bien vers les Etats bien sûr car ce sont les seuls qui peuvent inventer de l’argent à volonté pour combler ce trou gigantesque crée par la finance mondiale.

   

    Mais à qui profite principalement le crime ?

   

    - Au trader peut être ?   Bien sûr ils ont leur large part du gâteau mais ils ne font qu’entretenir le système, leur boulot étant de faire en sorte qu’un maximum de l’argent inventé chaque jour par le système financier arrive dans les caisses de la banque pour laquelle ils travaillent.

        Bien sûr à partir du moment où l’on parle de sommes gigantesques, il n’est pas étonnant qu’un trader génial soit courtisé par les banques du monde entier, dés lors aucune loi ne pourra empêcher le système de payer ce génie très très très grassement. C’est la logique de l’offre et de la demande.

       - Peut être cela profite t-il aux paradis fiscaux. Bien évidement, mais là encore il ne s’agit que d’acteurs qui décident de miser sur la cupidité du système pour décrocher leur part du gâteau. Ils jouent sur le fait que se sont de petit pays donc avec des charges étatiques faibles, ce qui leur permet de proposer des taux de fiscalité largement inférieurs à ceux des grands pays.

      - Du coup qui sont les grands gagnants ??  Les grands investisseurs et autres grandes institutions financières qui tant que tout roule, se servent chaque année des bonus et autres rémunérations mirobolantes. En ce sens que chaque année ils prélèvent dans la masse d’argent inventé la somme qui leur permet de se payer, cet argent devenant totalement concret dés lors qu’il arrive sur leurs comptes en banque.


    C’est donc toute la branche du capitalisme financier qui mène grand train tant que tout va bien. Du coup quand tout s’écroule c’est eux qui devraient souffrir en priorité et le plus longtemps, n'est ce pas ?


    Eh bien non, ce serait trop beau. En effet la chute de Lehmann Brothers n’est que l’arbre qui cache la forêt. Car après une chute vertigineuse durant quelque mois les marchés boursiers ont déjà repris leur course effrénée en avant. Pour preuve Goldman Sachs, cette grande banque d’affaire américaine  a déjà provisionné prés de 30 milliards pour payer les bonus de ses traders en fin d’année. La machine financière est déjà sorti de la crise la plus importante depuis 1929 et sachant que les états se sont contentés de garantir l’argent inventé sans imposer de contrepartie qui peut s’étonner que tout soit reparti comme avant. Que dis-je comme avant !!! C’est encore mieux vu qu’il en ressort des institutions encore plus fortes du fait de la disparition des plus exposés et du rachat des autres par les plus solides.

     C’est quand même paradoxal de constater que c’est la partie du capitalisme d’où est originaire la crise qui sort le plus renforcé de cette dernière. Car vu les déficits abyssaux qui frappent les Etats, ils ont plus que jamais besoin de la formidable capacité du système financier à créer de l’argent pour combler les trous qu’il a lui-même creusé.

     

    Est-ce qu’on marche sur la tête ???????????? 

  

    Ben oui mais dormez bien mes amis, le G20 veille sur vous !!!!!

 

       A suivre…

     

Salut à tous !!

 

 

 Pour le morceau, c’est Lauryn Hill : "Mr Intentional" à consommer sans modération...


Par Mendy Stanislas - Communauté : Libre pensée politique
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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 20:21
Les "Grandes Gueules" est une émission de radio qui passe en revue l'actualité sans compromis ni langue de bois.
Cela se passe tous les jours entre 11h et 14h.
Cette émission est présentée par Alain Marschall et Olivier Truchot entouré par 3 GG qui changent à chaque émission. Chacun participe au débat avec une totale franchise, ce dernier étant enrichie par des interventions d'auditeurs.
Sachant que j'écoute cette émission dés que je le peux, il m'est arrivé à plusieurs reprises de passer à l'antenne.
Vous trouverez ci dessous un lien pour écouter mon intervention sur la "guelante" de Sarkozy à Arlette Chabot.
Salut à tous!!
link
Par Mendy Stanislas
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Dimanche 20 septembre 2009 7 20 /09 /2009 16:14

 

     Qu’est ce donc concrètement que la culture ?  

      En effet, on pare ce mot de toutes les vertus sans être capable de définir ses contours de manières claires. Surtout dans ce pays, où l’histoire nous a légué un patrimoine si riche que l’on utilise le terme de culture Française pour tout englober sans avoir à faire le tri.

     Cependant il peut supporter un nombre infini de sens :

     Pour certain la culture sera le corpus de valeurs et de coutumes commun ou revendiqué comme tel,  par un peuple ou un ensemble de personnes. Si l’on accepte cette définition alors la culture idéale des français serait globalement celle des lumières. Une vision du monde et de la vie en société dans laquelle  prime la justice, la solidarité, la laïcité, l’égalité (voire l’égalitarisme)…

     A mes yeux plus que de culture française, il s’agit là de la définition de l’identité nationale française (si tant est qu’il faille donner un sens à cette coquille vide qui n’a servi qu’à rameuter les voix du FN). Car cette vision du monde est le fruit d’une construction collective résultant de la conjonction des événements historiques et de la représentation que les Français se font d’eux même. Ce patrimoine commun se transmet d’une génération à l’autre par le biais de l’instruction scolaire.

     La définition de la culture qui m’apparait la plus juste est celle selon laquelle, elle serait l’expression de la multiplicité de l’homme et des peuples. En effet  pour moi, la culture est avant tout le partage. Le partage d’un point de vue, d’une expérience, d’un raisonnement, d’un sentiment, d’une émotion… Les différentes formes d’expression n’étant que les conséquences de ce besoin permanent de l’homme de se différencier et de partager.

     Du coup, la démarche culturelle est le fruit d’un travail individuel d'externalisation, qui a la vocation de toucher un maximum de personnes.

   

     Dans quel but ?

     Pour moi celui de faire réfléchir, mais ce serait réducteur. Encore une fois le but basique est le partage ou l’échange, autrement dit la communication. Le meilleur moyen de prouver que l’on existe est de laisser une trace physique ou mentale non pas uniquement de manière matérielle ou dans les limbes de l’histoire mais plutôt dans les cœurs ou dans les âmes.

     C’est de là que vient le lien puissant entre la culture et l’art. Ce dernier n’étant que le nom donné à tous les moyens d’expressions inventés par l’homme.

    

     Ce problème sémantique étant réglé rentrons dans le vif du sujet. Ce qui m’a donné envie de coucher ma réflexion sur le sujet, est cette info selon laquelle Mr Mitterrand aurait mis en place une mission qui aurait pour but de réfléchir aux moyens de mettre en place un business plan en complément de la répression apportée par HADOPI.

  

     Est-ce sérieux franchement ?????

     Cela fait plus d’un an que ce projet de loi est au cœur de bon nombres de débats enflammés et non seulement le gouvernement a été incapable de pondre un projet de loi conforme à la juridiction, mais en plus, il apparait claire que tous ces mois de polémique n’ont pas permis d’inventer ou du moins d’ébaucher une vision d’un nouveaux modèle de partage culturel.

     Cependant comme madame Sarkozy ne manque pas d’amis dans ce monde de la « culture » le président  de cette mission n’est autre que le producteur de madame. Je n’insisterai pas sur l’incompétence des politiques dans cette affaire, mais je souhaite plutôt m’attarder sur le positionnement des différents acteurs de ce monde de la « culture ».

     En effet, aujourd’hui lorsque l’on demande leur avis aux artistes, qui entendons nous ?

     Mr Arditi, Mr Sardou, Mme Bruni, Mr Clerc, Mr Souchon, Mme Greco et bien sur tous les producteurs et autres patrons de maisons de disques… tous ces gens méritent à coup sûr le respect dans leur domaine mais ils sont totalement incompétents pour ce qui est de l’analyse des modifications dans le rapport de la jeunesse à la culture.

     Ils expliquent la nécessité d’HADOPI par le fait que sans cette loi on assistera, à moyen terme, à la mort de la culture. Cela revient à dire que si EUX ne peuvent plus gagner autant qu’avant alors toute la culture va s’effondrer. Ce qui est totalement faux au vu du succès des festivals cet été ou de la scène le reste de l’année. De plus tout un tas d’artistes qui se sont approprié les codes d’internet, les acceptent entièrement et s’épanouissent justement grâce à ses nouvelles règles.

     Cela traduit aujourd’hui une opposition entre la culture «  Vu à la télé » et tout le reste du monde culturel. Car la révolution technologique ne signe que la mort de cet ancien système où la télé et la radio faisaient ou défaisaient les carrières aux grés des modes et aux mépris des talents.

     Alors oui, l’industrie va générer beaucoup moins d’argent et sans doutes moins d’emploi indirect à cause d’internet, mais arrêtons nous deux secondes sur les points positifs de cette révolution numérique :


     Qu’est ce donc que le cloisonnement de la culture ???

      Prenons un exemple : dernièrement le président Sarkozy a subi les railleries du monde « culturel » sous prétexte qu’il avait émis des réserves sur l’intérêt de présenter « la princesse de Clèves »  à un concours de la fonction publique.

     Cela faisant partie de ce que l’on appelle la culture générale, la question qui me vient est : qu’est ce donc qu’une personne cultivée ?

     D’autant plus que je n’ai pas lu « la princesse de Clèves », et malgré cela j’ai jusqu'à présent la prétention de me considérer comme quelqu’un de plutôt cultivé.

     Loin de moi l’idée de remettre en cause la qualité de ce bouquin ou de son auteur, mais que le président n’a-t-il pas dit, pour susciter telle polémique. Je suis désolé mais ce livre ne m’attire pas plus que cela, pas plus que la littérature classique, cependant puis-je quand même me considérer comme quelqu’un de cultivé ?

      A mes yeux on est cultivé lorsque l’on est ouvert, curieux, créatif, non exclusif et passionné d’échanges, qu’elle que soit ses formes d’expressions.

     Dans ma vision, la culture est le fruit d’une initiative personnel et donc il doit y avoir le moins de filtre possible entre l’émetteur et le récepteur. Que ce soit des filtres physiques ou des filtres de valeurs.

     Je ne nie pas l’importance historique qu’a sans doute ce livre pour les gens qui aiment la littérature mais en quoi cela pourrait il être déterminant dans l’aptitude de tout un chacun à servir son état.

     De plus pour saisir l’importance de ce bouquin, il faut détenir les codes permettant de le décrypter et donc de l’apprécier ou de le critiquer à sa juste valeur, tout comme il faut maitriser l’histoire de  la peinture pour saisir l’importance d’un Picasso, il faut maitriser les codes de la musique classique pour décrypter du Bach, ou alors posséder les codes du RAP pour appréhender le talent colossal d’un Kery James ou d’un Médine.

     La musique a cette spécificité qui la rend universelle dés lors que seul compte l’émotion susciter par le morceau écouter.

    Cependant la plupart du temps au lieu de transmettre les codes au plus grand nombre pour que chacun puisse se faire son avis, on se contente de déterminer de manière arbitraire ce qui est de l’art et ce qui n’en est pas, ce qui est important et ce qui ne l’est pas, ce qui est l’expression d’un talent brut ou ce qui est insignifiant.

     Or cette distinction au lieu de se baser sur le talent se base sur la vision qu’en ont ceux que j’appelle les tenants de la « culture » vu à la télé ou entendu à la radio.

      Le rapport de ce pays avec le RAP en est le parfait exemple, en effet il est tout de même paradoxal que dans ce pays où l’on tient en si haute estime le maniement de la langue, pour preuve l’imposante place prise par les dramaturges, les romanciers et les poètes dans l’enseignement scolaire. Il est clairement paradoxal de constater le mépris et le simplisme avec lequel on considère ce style musical.

     Aujourd’hui la poésie n’est clairement plus à la mode ou plutôt elle s’est diluée dans la musique, les précurseurs moderne  de cette fusion étant les Brel, Brassens, Ferré… Cette exigence de musique à texte a tenu jusqu’à l’explosion de la musique Anglo-saxonne qui a bouleversé les choses car la langue aidant, cette dernière privilégie la rythmique (Vibe) au dépend du message. Peu à peu on a donc assisté à une standardisation de la musique sur le modèle anglo-saxon. Cependant cela n’a pas eu pour conséquence un retour à une poésie « sèche ».

  

    Est-ce à dire que ce pays à perdu sa passion pour le maniement des mots ?

     Pas du tout !!! Pour preuve le succès perpétuel de ceux que j’ai appelé les précurseurs de cette « poésique ».  Maintenant si on devait désigner leurs successeurs de qui parlerait-on à votre avis ?

     Eh bien mis à part Renaud et Zazie, il s’agirait en grande majorité de rappeurs !!!

     En effet, c’est dans le RAP que l’on trouve le plus d’exigence dans cet art de manier la langue.

     Dés lors comment fait on la distinction entre du bon et du mauvais  RAP.

     Tout d’abord il faut avoir un message, il faut ensuite réussir à pondre ce message en rimes et en effet de styles, et enfin il faut adapter son texte à la musique du morceau.

     Pour tous ceux qui pourraient douter de la difficulté de l’exercice, qu’ils essayent juste de faire un morceau d’une minute  en s’astreignant à faire passer un message. Car le RAP n’est intéressant et réellement utile que quand il fait passer un message et qu’il fait réfléchir. Car pour être apprécié dans ses différentes formes, il faut comme je le disais plus haut en posséder les codes (le flow, l’égo tripes, le clash, le beat, les phases, le culte de son quartier, toutes ces notions ne prennent un sens que si l’on s’y intéresse vraiment…).

      On peut ne pas aimer le RAP à cause de son coté agressif voir subversif. Mais il est impossible de nier le fait que les vrais héritiers des poètes sont les Rappeurs. Malgré cela on ne parle du Rap que pour le dénigrer ou pour se plaindre d’un texte maladroit ou stupide. Vous noterez la similitude entre le traitement médiatique du RAP et celui de la zone qui lui est associée à savoir la banlieue.

      Vous saisissez un peu la force du paradoxe : Ces gens dont on aime à dire qu’ils ne veulent pas ou qu’ils ne peuvent pas s’intégrer, ce sont de ces même gens que sont issues les personnes maniant le mieux ce qui fait l’identité de ce pays à savoir sa langue.

      Encore une fois comme dans chaque art il faut faire le tri entre ce qui est accessible à tous et ce qui nécessite les codes. Cependant mis à part Diam’s et Grand Corps malade, ils sont peu à recevoir la reconnaissance  de cette caste des «  Vu à la Télé » qui détermine la valeur et l’intérêt de chaque mode d’expression.

     Cependant des artistes tel que : Kery James, Oxmo Puccino, Médine, IAM, Soprano, Rohff, Pyroman, NTM et plein d’autres. Tous ces gens méritent que l’on s’intéresse et que reconnaisse leur immense talent. Pour cela il faut faire l’effort d’aller au delà des réticences dues au style et au faciès pour s’intéresser à l’essentiel : le TEXTE et le message.

     En effet, si Brice Hortefeux souhaite comprendre ce qui passe dans la tête des jeunes hommes dans les cités et dans la société en générale, il lui suffit d’une grosse session de rattrapage rapologique et il aura toute ses réponses sur le rapport des jeunes à la police, à leur quartier, aux femmes, à la république, à l’école et le plus important leur rapport à l’argent et au travail.

   Pas besoin de table ronde ou réunion de pacotille, il suffit juste de prendre le temps entre deux blagues sur les auvergnats, d’écouter un CD et surtout le message.

    Réjouissons nous donc de cette mort annoncé du cloisonnement de la culture grâce à la révolution numérique.

   

                       Salut à tous !!!

 

 

PS : Etant donner que je ne peux écrire qu’en écoutant de la musique, j’ai décidé d’accompagner chacun  de mes articles d’un morceau en rapport avec le sujet de l’article. Pour cette première il s’agit d’un morceau de Médine. A écouter et (méditer) sans modération !!!!!

Par Mendy Stanislas - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /2009 00:51

   Cette question s’est imposée à mon l’esprit lorsque j’ai entendu Mr Rocard présenter son rapport sur la taxe carbone. «  Il s’agit de sacrifices pour sauver notre planète » a-t-il entonnait, pour justifier la hausse des prix que cela allait entrainer. 

   C’est alors que j’ai réfléchi à cette question primordiale, notre Mère la Terre est elle mortelle ?

   Et bien oui elle mourra, sans doute en même temps que le soleil, ce qui n’augure pas de son décès avant une bonne centaine de milliers d’années.

  

   Pourquoi cet argument récurant de la survie de la planète ?

   Alors que l’on sait pertinemment que les montagnes étaient là bien avant nos ancêtres et qu’elles survivront bien après nos descendants directs ?

  

   Avant de développer plus loin mon raisonnement et pour être franc et honnête, je dois d’abord avoué que j’ai voté Europe Ecologie lors de la dernière échéance électorale. Ce n’était pas mon choix d’origine mais énervé par le nombre de papier gaspillé au vue du nombre de listes, je n’ai finalement pris que cinq bulletins tout en étant sûr d’avoir pris celui du PS. Cependant une fois dans l’isoloir impossible de mettre la main sur mon bulletin PS. Ne croyant que relativement au hasard, j’ai donc décidé de faire un choix entre les bulletins en ma possession et c’est tout naturellement que mon choix c’est porté sur Europe écologie. 

  

   Vous trouverez sans doute contradictoire mon vote et le raisonnement qui va suivre, cependant je considère que ce questionnement est nécessaire pour que l’on se lance sérieusement et résolument vers la création d’un nouveau modèle de représentation de notre rapport au monde et à la nature.

   Pour commencer, j’ai eu du mal avec la campagne de dénigrement acharné lancé contre ce pauvre Claude Allègre. Non pas qu’il me soit particulièrement sympathique mais j’ai trouvé plus que réducteur la présentation qui a été faite de son point de vue sur le réchauffement climatique.

   En effet, j’ai entendu la plupart des commentateurs ou hommes politiques le présenter comme un hurluberlu qui nierait purement et simplement le réchauffement climatique. Or, pour ce que j’en sais, il ne nie en aucun cas ce dernier, il pense seulement que l’activité humaine ne serait pas le seul facteur déterminant de ce réchauffement.

Vous concéderez que la nuance est de taille !!!!

  

   Certes, il est contredit par une grande partie de la communauté scientifique mais prenons garde, car l’histoire nous a souvent prouvé que la vérité n’est pas toujours du coté du plus grand nombre.

   Or, son point de vue est considéré comme hérétique et de fait la totalité du personnage et de la thèse qu’il défend se trouve être la victime d’un dénigrement systématique qui me scotche !!

  

   Arrêtons-nous deux secondes sur ce que je crois être sa thèse.

   Tout d’abord rappelons que cet homme est reconnu dans le monde entier dans sa discipline qu’est la Géophysique (il a même reçu l’équivalent du Nobel). Donc cet homme pense que le réchauffement climatique soudain qui touche la terre ne serait peut être pas uniquement dû à l’activité et l’irresponsabilité humaine. Car il part du principe qu’il y a déjà eu des précédents dans l’histoire de la grande bleue où cette dernière aurait soudainement vu sa température augmenter de manière brutale et inexpliquée. Ce qui aurait entrainé une fonte des glaces et une hausse brutale du niveau de la mer. Cela entrainant bien sûr son lot de catastrophes naturelles tels que les cyclones, les irruptions volcaniques, les Tsunami… C’est ce qui aurait fait passer notre planète de l’ère glaciaire à l’ère actuelle. Selon certains scientifiques cela se serait produit sur une période de 25 à 50 ans.

   Ce phénomène est corroboré par la création du « mythe » du déluge divin (commun à la totalité des civilisations antiques) et confirmé par l’étude des glaciers dans les pôles. Suite à ces changements brutaux se serait succédé sur terre, des périodes d’instabilité climatique majeure, rendant quasi impossible le développement de la vie sur terre.

    Cependant malgré cela la vie aurait réapparu.

    Au delà de toute interprétation mystique, il apparait aujourd’hui de manière quasi certaine que cette modification subite et profonde du climat de la terre a bien eu lieu, donc cela bien avant que le l’homme ne trouve du pétrole et n’invente la voiture et l’avion.

  

    Ceci étant, qu’est ce qui justifie le rejet avec un tel dédain de la position défendue aujourd’hui  par Claude Allègre ?

    Encore une fois comme s’il s’agissait d’un hurluberlu ou autre fou furieux qui verrait une explication naturelle là où il apparaitrait claire que la main maléfique de l’homme est à l’œuvre.

   

    Personnellement je n’ai pas les connaissances nécessaires pour me permettre un positionnement catégorique sur le sujet, cependant comme sur tous les sujets je refuse d’enfermer ma réflexion sous prétexte que son opinion ne correspondrait pas à la doxa imposée par le plus grand nombre.

    Encore une fois il s’agit d’un expert en géophysique, sans doute que l’on me répondra que la climatologie n’est pas sa spécialité, mais je pense que tout est lié et cela étant son avis peut donc nourrir le débat. Or, il est interdit de tout débat car il est discrédité avant même  d'avoir parlé, du moins quand sa pensée n’est pas totalement déformée par des raccourci imbécile.

   Cette sorte d’orthodoxie ou dogmatisme climatique et écologiste m’inquiète car elle peut mener à terme à un assèchement idéologique, au profit d’une sorte de résignation qui serait basée sur ce sentiment de culpabilité et cette peur de la fin du monde.

 

    De plus quelle arrogance !!! Malgré tout ce que l’homme pourra inventer la nature lui survivra, du coup elle se contentera juste de faire en sorte qu’il paye pour sa boulimie et son inconscience en se purgeant de se parasite.

    Si fin du monde il doit y avoir, ce ne sera que la fin de NOTRE monde.

   

    Vous devez vous demander du coup pourquoi j’ai voté Europe Ecologie ?

    Eh bien parce que même si son origine est à mes yeux toujours sujet à questionnements, ni moi ni Mr Allègre ne pouvons consciemment nier le fait que la planète se réchauffe. De plus, il m’apparait clair que les conséquences qui vont résulter de ce phénomène risquent d’être considérables pour ne pas dire cataclysmiques.

    Au delà de cette « peur » vis-à-vis du phénomène j’ai voulu encourager par mon vote une certaine démarche qui vise à repenser en profondeur notre mode de vie et notre rapport à la nature.

    Encore une fois il faut sortir de cette vision égocentrique qui nous fait croire que notre comportement bouleverserait tellement les équilibres, que la survie même de notre planète serait en jeu. Cependant toutes ces conséquences pourrait ébranler les équilibres précaires qui régissent notre « vivre ensemble ». En effet, imaginez une seconde les conséquences dans notre pays d’un afflux massif d’immigrés non pas à la recherche d’une vie meilleur, mais pour leur survie. Quand on voit les débats et les manipulations (électoraliste) que l’immigration suscite aujourd’hui alors que le phénomène entièrement supportable, imaginez une seconde que les britanniques, les scandinaves et les hollandais soient dans l’obligation d’émigrer en masse à cause de la hausse du niveau de la mer. Sans oublier que si eux immigrent cela voudra sûrement dire que Paris se trouve sous les eaux, tout comme New York…

    

     Second problème colossale dont on saisi les prémices dés aujourd’hui, L’EAU.

     En effet de nombreux pays sont déjà sujets à des tensions sur ce problème notamment au moyen orient. L’accès et surtout le contrôle de l’eau sera quoi qu’il arrive un enjeu majeur des relations géostratégique du monde de demain.

      Ajouté à cela des problèmes sanitaires nouveaux du à l’adaptation de l’écosystème à la nouvelle donne climatique. Quand on voit la panique que suscite cette « gripette » H1N1. On peut aisément imaginer les conséquences, si une maladie tel que la malaria pouvait se développé en Europe du fait des bouleversements climatique.  

     Vous commencez à vous représenter les problèmes logistiques et économiques que cela représenterait car cela signifierait un arrêt brutal d’une grande partie de l’économie mondiale et une redistribution totales des équilibres et des organisations qui sont le fruit de 10000 ans d’histoire mondiale.

    De plus, en considérant le montant astronomique qu’ont atteint aujourd'hui les déficits publiques dans tous les pays développés, il ne faut pas croire une seconde que l’on va continuer à inventer de l’argent pour supporter les charges énormes que cela va impliquer à l’échelle planétaire.

    Car c’est quand les vrais ennuis sont concrètement là que l’on sort de sa bulle pour se frotter gravité de la réalité. Cela signifiera donc la fin de la fuite en avant ou on règle ses problèmes par les rejets de ses derniers sur les générations futures. 

 

Que fera alors l’humanité????

    

    Eh bien malheureusement comme souvent dans son histoire, lorsqu’elle est confronté brutalement à la réalité, elle sombrera dans la brutalité et dans l’horreur. Ce qui pourra peut être dans le pire des cas, nous mener à la fin de l’Humanité (et non pas de la planète).

    Voila donc pour la crise écologique et économique et encore je suis conscient de la courte vue de mes supputations, car les phénomènes qui nous mènerons à notre perte si le réchauffement s’amplifie et perdure sont sans doute au delà de toute imagination (qui aurait pu imaginer qu’une crise économique mènerait au nazisme et à la Shoah?!). 

     

    Cependant, malgré ces craintes, j’ai bien peur que le destin ne soit déjà plus entre nos mains, mais bon tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir, n’est ce pas !!

    Mais bon encore une fois ce n’est pas la peur qui justifie mon vote pour Europe écologie, c’est l’impérieuse nécessité de prendre un virage radical avec la vie tel qu’on la conçoit à l’heure actuelle.

    En effet, il faut en finir avec cette société basée essentiellement sur la frustration et l’avarice. La frustration perpétuelle qui vous pousse à ne jamais vous satisfaire de ce que vous avez et donc à consommer toujours plus.

    Ce n’est pas que l’homme est plus mauvais qu’avant, c’est juste que l’on s’est créé une société où l’individu et la satisfaction de cette individualisme sont le seul ressort. Il n’y a plus de vision générale, plus d’espérance de dépassement, on n’accepte plus la moindre contrainte (naturelle ou autre) car seule compte la satisfaction des désirs immédiats. Peu importe les conséquences sur l’écosystème ou sur les sociétés à l’autre bout du monde tant que j’ai mes fraises en janvier, le poulet le moins cher et un placement rentable. Je me prive de tout lien avec la nature car au vu des avancées de la science il m’apparait évident que l’homme est le maître de l’univers, que rien ne lui est inconnu et que rien ne lui est impossible.

    Ma vie se résume à un semblant de lien social, en effet je communique avec les autres mais uniquement pour parler de Secret Story, du dernier transfert du réal ou bien sûr de la GRIPPE A.

    Vous pensez sans doute que j’exagère, alors écoutez les conversations de vos enfants ou regardez ce qu’ils se disent sur MSN et vous verrez comment ce monde forme la jeunesse. Car je vous assure qu’aujourd’hui il est quasi révolu le temps ou votre statut de parents vous garantissait la prééminence dans l’éducation de vos enfants !!

    En effet, pour faire face au matraquage que la société leur impose par le biais de la publicité et des écrans, il vous faudra faire preuve d’une détermination de tous les instants pour leur faire comprendre que la frustration et l’injustice sont inhérentes à la vie et que jamais personne n’a tout ce qu’il souhaite ou tous ce qu’il mérite dans la vie.

    Cependant cela ne veut en aucun cas dire qu’il est impossible d’être heureux et en harmonie avec le monde qui nous entoure. Il suffit juste de ce concentré sur l’essentiel.

   

    La quête de l’homme n’est donc la poursuite perpétuelle du confort matérielle mais la réponse à ces deux questions existentielle à savoir « pourquoi suis-je là ? » Et « qu’est ce que le bonheur ? ».

    De fait, à mes yeux, l’urgence écologique correspond à l’urgence de définir un nouveau sens pour nos sociétés et de nouvelles priorités, autrement dit au remplacement du « toujours-plus-pour-ma-gueule » par le « toujours-mieux-pour-l’humanité ».

   

    Cette démarche doit être l’occasion de poser un regard critique sur le monde tel qui nous a était léguer par nos ancêtres. Ce processus nécessite une grande ouverture d’esprit et une totale honnêteté et ce dans TOUS LES SUJETS, des questions sociétales aux questions économiques.

    C’est pourquoi je suis à fond contre cette idée de taxe carbone, qu’elle que soit les bonnes intentions sous jacentes, car à mes yeux la conversion écologiste ne doit en aucun cas être le fait d’une imposition par le biais de la peur de la fin du monde ou de la culpabilité, mais au contraire un nouveau départ qui serait le fruit d’une réflexion collective profonde sur le sens de la vie et le rapport à la nature.

    Et encore une fois pour avoir une chance de mener à bien cette réflexion il faut dés à présent mettre fin à tous les dogmatismes et autres simplismes.

    Après tous si la France s’engage sur cette voie, son objectif n’est il pas au final que les autres pays en viennent à la suivre. Sinon cela ne serait qu’un coup d’épée dans l’eau au vue de la pollution mondiale.

    Or de nos jours, il ne serait pas aisé de convaincre notre semblable par la simple menace de la fin du monde. Par contre nous français si nous arrivons à réinventer notre modèle de « vivre ensemble » en levant toute ses ambigüités et toutes ses hypocrisies tout en restant farouchement fidèles à notre socle de valeurs à savoir l’équité, la justice, la laïcité, la fraternité et la solidarité.  

     Si on arrive à coupler cette rénovation à un virage écolo responsable alors nous pourrons espérer faire changer l’humanité et peut être même la sauver qui sait ?!!!!

     Car une fois de plus ce n’est pas l’avenir de notre planète qui est en jeu mais bien celui de l’humanité toute entière.

     Je finirais donc en bon Picto-charentais sur une célèbre citation de notre cher ex premier Ministre :


                                                               « La route est droite mais la pente est raide !!!»

    

     Il est donc temps de commencer l’ascension mes amis.  

 

    Salut à tous !!!!!

Par Mendy Stanislas - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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